Bel ange illuminé par la douceur du soleil, tu vis au blanc paradis protégé des cieux puis un jour, tu as voulu savoir, curieux, tu es venu sur cette terre sans pareil.
De tes belles ailes blanches, tu as protégé toutes les personnes seules, malades ou en difficulté. Tu es arrivé ici tout à fait immaculé pour en repartir, triste, désabusé, blessé.
Tu as voulu plaider la cause des humains auprès de celui qui détient leur destin malgré toute ta bonté, tu n'as pu rien changé, même tes larmes n'ont pas touché leur idées.
Tu pensais faire un paradis sur la terre, tu as juste réussi à te perdre en enfer dévoilant de nouvelles ailes sombres d'un noir qu'on ne voit pas dans l'ombre.
J'ai goûté à la tendresse de ton sourire avalant d'une gorgée l'éclat d'un rire. Tu as coulé dans mes veines douloureuses régulant le débit de manière harmonieuse.
Mon cœur pompant le nouveau sang pur réduisant au néant les peurs les plus dures, je suis prise d'un nouvel élan vitale abattant ma carte d'un geste fatal.
Domptée par ton regard, je tombe, à retardement comme le serai une bombe. je tombe vers toi, ton âme, heureuse. Je suis à terre vivante et amoureuse.
J'attrape ta main à la volée sur mon front tu déposes un baiser. A genoux, je lève mes yeux vers celui qui me conduira aux cieux.
Me voilà encore seule, les yeux clos. Mes pensées m'empêchent de trouver le repos. Je ne cesse de me remémorer ma vie, mes fautes, mes rêves, mes illusions, mon oubli....
Parfois, j'aimerai ne pas me souvenir. Je souhaiterai à cet instant en finir. mais ce soir, impossible de les garder fermés, c'est comme si, j'avais une dette à payer.
Mes regrets travaillent mon imagination. Mes remords alimentent une déception. Comment être à la hauteur de mes espérances? Je cherche à grandir dans cette errance.
Je suis aveuglée certainement par mes incertitudes qui créent des situations de honte par mon attitude. J'aimerai pourvoir tout changer pour ceux que j'ai blessé et ceux que j'aime puissent me pardonner.
Pardon
Est-ce que tu m'aimes? Si tu réponds oui, j'écrirai un doux poème qui nous unira pour la vie.
Est-ce que tu m'aimes? Si tu me réponds non, j'écrirai un amer poème pour me faire une raison.
Est ce que tu m'aimes encore? Si la réponse est oui, tu pourras alors profiter de mon corps, me désirer à l'infini.
Est-ce que tu m'aimes encore? Si la réponse est non, tu m'auras perdue alors, je disparaîtrais devant cette décision.
Et si tu ne m'aimes plus, je pleurerai des larmes dures sans abus. Un tendre poème naîtra de ce refus de perdre celui qui m'a un jour plu.